Chaque année, le salon Rétromobile transforme la Porte de Versailles en une capsule temporelle, où l’on peut traverser les époques moteur au cœur. En 2025, l’un des pôles d’attraction majeurs s’annonce une fois de plus être le stand signé Richard Mille. À mi-chemin entre galerie d’art et musée vivant, ce lieu magique réunira cette année les sublimes Citroën DS, les incroyables Kégresse chenillés, et des Ferrari mythiques. Un voyage mécanique unique où chaque voiture raconte une histoire — et incarne une certaine idée de la beauté.
Richard Mille à Rétromobile : un stand comme un manifeste
On ne vient pas sur le stand Richard Mille pour simplement admirer de belles voitures. On y entre comme on pousse la porte d’une galerie d’art, attiré par une esthétique singulière et un goût assumé pour l’exception.
Richard Mille, collectionneur et passionné d’automobiles classiques, transforme chaque édition de Rétromobile en une mise en scène ciselée.
Le choix des modèles, la disposition des véhicules, la lumière, les supports visuels : tout est pensé pour faire émerger une émotion, pour raconter une histoire.
En 2025, cette narration prend une dimension encore plus forte, en réunissant des véhicules aux ADN très différents, mais reliés par leur dimension visionnaire.
La DS, entre élégance sculpturale et génie technique
Impossible de parler de voitures françaises sans évoquer la Citroën DS, celle que l’on surnommait déjà à sa sortie « la voiture du futur ».
Présente en plusieurs exemplaires sur le stand, elle témoigne à la fois d’un génie mécanique — avec sa suspension hydropneumatique révolutionnaire — et d’un design en avance sur son temps.
Les modèles exposés ne sont pas des DS quelconques : restaurations d’exception, versions cabriolet signées Chapron, teintes rares…
Chacune raconte une époque où la France n’avait pas peur d’innover radicalement. Et c’est précisément cet esprit d’avant-garde que Richard Mille semble vouloir mettre en lumière.
La saga Kégresse : l’âme des grandes expéditions mécaniques
Plus rares, mais tout aussi spectaculaires, les véhicules Kégresse réveillent l’imaginaire des grandes traversées organisées par Citroën dans l’entre-deux-guerres.
Grâce à leurs chenilles souples, ces engins ont franchi les déserts, les montagnes, les steppes, dans des conditions extrêmes.
Leur présence sur le stand rappelle que l’automobile, c’est aussi une aventure. Ces machines racontent une époque de conquête, où l’on repoussait les limites de la technologie pour mieux repousser celles du monde connu.
Restaurés avec soin, les modèles présentés impressionnent autant par leur robustesse que par leur esthétique hors norme.
Ferrari : la passion brute au sommet de l’art automobile
Face aux lignes fluides de la DS et à l’architecture robuste des Kégresse, les Ferrari apportent un autre langage : celui de la performance pure et de la sensualité italienne.
Là encore, Richard Mille a sélectionné des modèles emblématiques, comme la 250 GT ou la Testarossa, dans des états de conservation ou de restauration exceptionnels.
Ce qui frappe, c’est la manière dont ces véhicules dialoguent avec les autres, malgré leurs origines et philosophies opposées. Entre élégance feutrée, génie mécanique et rugissement de V12, c’est tout un spectre émotionnel qui se déploie sous les yeux des visiteurs.
Un stand pensé comme une scénographie immersive
Loin d’un simple alignement de modèles, Richard Mille conçoit chaque stand comme une œuvre immersive. Voici ce qui rend l’expérience 2025 inoubliable :
- Une ambiance sonore recréant les bruits d’époque (moteurs, radio, ambiance rallye)
- Un éclairage muséal qui sublime chaque ligne de carrosserie
- Des archives vidéos projetées en boucle pour contextualiser les modèles
- Des explications techniques détaillées pour les passionnés
- Une cohérence esthétique rare entre les différentes zones du stand
Ce que cette sélection raconte de la vision de Richard Mille
Au-delà de la beauté des modèles, ce que propose Richard Mille à travers sa sélection 2025, c’est une vision singulière de l’automobile.
Une vision où la voiture n’est pas seulement un moyen de transport, mais un objet culturel, technique, émotionnel.
Le choix d’associer les Citroën DS à des Ferrari et des Kégresse n’est pas anodin : il révèle un goût pour le paradoxe, pour le mélange des genres, pour la curiosité.
Ce stand ne suit pas une tendance, il en crée une. Il montre que l’automobile ancienne n’est pas figée dans le passé, mais qu’elle continue d’inspirer par sa force symbolique.
Et c’est sans doute pour cela que, chaque année, les visiteurs se pressent autour de cet écrin mécanique hors normes.